Présentation

Chiffres clés : 95 fermes adhérentes, 11 administrateurs.trices, 3 salarié.e.s

L’association forte de ses 95 adhérents est portée par un conseil d’administration composé de 2 éleveuses et 9 éleveurs.
Le CIVAM AD 53 emploie 3 animateurs pour mener à bien ses actions.

De gauche à droite : David, Bruno, Fabien, Pierre-Marie, Isabelle, Olivier, Quentin, François, Céline, Nicolas et Robert

Le Conseil d’Administration du Civam Agriculture Durable de la Mayenne

Fabien Dupré, administrateur depuis 2019 et président depuis 2021. Il est éleveur de vaches laitières à La Cropte.
Céline Fortuné, administratrice depuis 2018 et vice-présidente depuis 2021. Elle est éleveuse de vaches laitières au Bourgneuf La Forêt avec Jérôme.
Olivier Marotte, administrateur depuis 2019 et trésorier depuis 2020. Il est éleveur de vaches laitières à Châtelain avec Estelle.
Quentin Perthué, administrateur depuis 2011 et secrétaire depuis 2021. Il est éleveur laitier à Grez en Bouère en GAEC avec Evelyne et Luc.
Nicolas Bigot, administrateur depuis 2014 et vice trésorier depuis 2021. Lui aussi est éleveur laitier à Jublains avec Charlène.

François Gruau, administrateur depuis 2016. Il est éleveur de vaches allaitantes à La Cropte.
Isabelle Doineau, administratrice depuis 2016. Elle est éleveuse de vaches laitières à Bouère avec Rodolphe.
Pierre-Marie Nouveau, administrateur depuis 2020 et éleveur de vaches laitières à Vautorte.
David Hay, administrateur depuis 2021 et éleveur de vaches laitières à Pommerieux.
Bruno Clavreul, administrateur depuis 2021 et éleveur de vaches laitières à Craon avec Christine.
Robert Rousselet, administrateur depuis 2021 et éleveur de vaches laitières à Bierné avec Pierrette.

Historique

Le Civam Agriculture Durable 53 est une association à but non lucratif (loi 1901) créée en 2010. Les actions de l’association étaient précédemment portées par la FDCIVAM 53 elle-même animée par plusieurs acteurs : l’association Pays Paysans Paysage du secteur Pays de Haute Mayenne, le CETA de Bierné du territoire Groupement d’Action Locale du Sud Mayenne, le GEL du pays de Craon, le CEVAD, et l’Aldis.

La 30aine d’agriculteurs à l’origine de la création de l’association souhaitaient vivre de leur métier sans passer par l’intensification. Ils défendaient les systèmes autonomes, économes et durables, basés sur l’échange de savoir. Ils souhaitaient également un monde rural facteur de cohésion sociale. Notre association rassemble aujourd’hui des éleveurs de bovins laitiers ou allaitants, des éleveurs de caprins et d’ovins.

10 ans du CIVAM

Présentation du CETA de Bierné et de PPP
Article publié dans la Lettre d’Info n°50 – Octobre 2020

Pour ses 10 ans, le CIVAM Agriculture Durable de la Mayenne a choisi de retracer l’historique des structures qui l’ont précédé. Pour ce troisième volet de la série, nous nous intéressons à deux groupes venus du Sud : le Centre d’Echanges Techniques Agricole (CETA) de Bierné et Pays-Paysans-Paysages (PPP).


Pour le CETA de Bierné, nous donnons la parole à Jean-Yves Rousselet.


Le CETA de Bierné a été créé en 1992-93 à partir d’un groupe de paysans des environs de Bierné qui suivait les actions de l’ALDIS (voir Lettre d’info du CIVAM AD 53 du mois d’Avril 2020).

L’idée du CETA était d’aller plus loin que l’ALDIS en mettant en commun les données technico-économiques de chacun de ses membres. Dès le départ, nous avons souhaité être membre de la FDCIVAM dans le but d’être clairement reconnu comme un groupe œuvrant pour une autre agriculture en intégrant le réseau Agriculture Durable.

Au début, le seul point commun entre nous (en bovins laitiers – bovins allaitants – volailles – ovins – céréaliers) était la culture du blé en conventionnel. Donc très vite, nous sommes partis sur le thème des réductions de dose de phyto et mis en place une formation « Plan de fumure ». A l’époque, la coutume nous faisait mettre la totalité des fumiers et lisiers sur le maïs, plus 500 kg/ha du fameux « 3-fois-17 » ainsi que l’engrais starter. Je crois me souvenir qu’il nous a fallu plusieurs années de formation sur ces sujets pour réduire vraiment les doses et les charges, car le vendeur technico de la coop (pour ne pas dire l’arnaqueur) n’était jamais très loin et essayait par tous les moyens de nous empêcher de mieux respecter l’environnement. Les choses ont-elles beaucoup changées aujourd’hui ?

A l’époque nous étions très avant-gardistes sur ces sujets. Pour animer et apporter des éléments précis, nous avions fait appel à la Chambre d’Agriculture qui a très bien répondu à notre demande dans la mesure où celle-ci était claire (réduction de doses). Des spécialistes de l’ITCF [Institut Technique des Céréales et des Fourrages, formant partie d’Arvalis maintenant] sont ainsi intervenus.
Pendant 9 ans, après chaque campagne, chaque membre du CETA (15 producteurs de blé) remplissait une fiche-type parcelle par parcelle avec le rendement en blé, le prix de vente et le détail des intrants (date, dosage, prix) ainsi que la moyenne de l’exploitation. Cela permettait d’arriver à la marge brute par hectare et surtout l’itinéraire technique pour arriver à cette marge. Les références de ce groupe ont souvent été mise en avant par les agronomes de la Chambre d’Agriculture, entre autres lors des formations pré-installation. Nous faisions la démonstration qu’avec moins d’azote et moins de phyto, les rendements restaient très corrects donc les marges étaient supérieures aux moyennes couramment reconnues.
Parallèlement, nous travaillions, entre autres, avec Joseph Pousset sur le travail du sol et les plantes. On l’a eu plusieurs fois, sur le pourquoi des mauvaises herbes. C’est un paysan agronome de l’Orne, qui est souvent intervenu dans les CIVAM. Il travaille sur une petite ferme et il expérimente des cultures sans labour, c’est un paysan-chercheur. A l’époque c’était avant BASE, les TCS, et lui nous mettait en alerte qu’on pouvait ne pas labourer pour préserver la vie du sol. Il nous expliquait les méthodes pour contrer les plantes nuisibles.

Et après beaucoup d’insistance au cours des années, en 1998, le groupe a fini par s’intéresser à la conduite de la prairie. A l’époque, pour beaucoup d’éleveur, l’herbe c’était une évidence sur laquelle il n’y avait pas besoin de formation (la suite démontra que vingt ans après nous y sommes toujours). Le souci qu’il y avait à aller sur l’herbe, c’était qu’il y avait aussi des producteurs de taurillons, sans herbe du tout, avec du maïs. Il fallait que les premières journées sur l’herbe soient réussies pour que ça fonctionne, et donc faire attention à l’intervenant. André Pochon et François Hubert sont intervenus plusieurs fois et ont apporté un grand intérêt au groupe qui s’est alors élargi.

Autre temps fort pour le CETA sur le thème des économies d’énergie : consommation électrique, bilan énergétique, etc. Et bien sûr, l’étude et la mise place chez certains membres du groupe de la presse à huile avec l’utilisation de l’huile de tournesol ou de colza pour remplacer le fuel et le gasoil ; et le tourteau pour remplacer en partie le soja. Sans oublier la mise en place du moteur pantone sur le tracteur de la CUMA. La Mayenne a été l’initiatrice de toutes les démarches sur l’huile végétale dans le Grand Ouest, même si d’autres groupes de l’Ouest ont ensuite été plus loin que nous. Tout le monde était intéressé de voir la presse à huile, pour savoir comment faire pour utiliser de l’huile de colza dans un moteur de tracteur, mais ensuite on montrait les économies d’énergie (haies bocagère, chaudière à plaquette).
Un travail de réflexion et d’étude a aussi été fait sur le rôle de la haie et du bocage avec Olivier Lepage du Pays de Château-Gontier et Bertrand Jarri de MNE.

Un grand merci aux différentes animatrices et animateurs de la FDCIVAM qui ont animé l’ensemble de ces formations (ce n’était pas toujours simple de mettre l’ensemble du groupe d’accord sur le choix du thème à travailler). Toutes ces formations étaient organisées autour de 6-8 journées par an de 1992 à 2007, le plus souvent à la mairie de Bierné ou sur les fermes.
Je pense que tout ce travail de réflexion autour de l’évolution de notre façon de gérer nos fermes à radicalement transformé nos façons de faire et à notre échelle a permis la mise en place de système tenable pour la planète.
Malheureusement, le clivage syndical local ne nous a pas permis de partager ce super travail au-delà des personnes déjà en réflexion, contrairement aux objectifs du départ d’être asyndical. Aussi notre démarche (autonomie et économie sur les intrants et aliments) ne faisait pas le bonheur de la coop et du négoce local.
Pour la suite, le groupe a intégré le CIVAM AD 53 à sa création pour devenir le groupe Sud-Est.

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